Les gestionnaires du réseau de la santé et des services sociaux s'efforcent d'améliorer la performance de leur établissement et cherchent de plus en plus à adopter des pratiques exemplaires. Bien que les données probantes sur la gestion des soins de santé augmentent en raison de la multiplication des sources d'information, l'écart demeure grand entre l'utilisation. Le problème est exacerbé par l'absence d'un accès simplifié et cohérent à des pratiques exemplaires relatives à la prise de décision. Pour corriger cette lacune, Le Point en administration de la santé et des services sociaux, soutenu par des partenaires tels qu'Agrément Canada et l'Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie, créé une banque de données de pratiques exemplaires reconnues par des établissements crédibles.
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Les éditions du Point sont fières de partager avec vous la deuxième édition du GUIDE SOURCE DU RÉSEAU DE LA SANTÉ 2009.
Ce guide des ressources et des fournisseurs de produits et services en santé est mis à la disposition de tout intervenant en santé (gestionnaire, professionnel de la santé, etc.)
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La relation patient-professionnels... en mutation
Volume 6 No. 2 Été 2010
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ÉDITORIAL
5. La relation patient-professionnels ROGER JACOB, directeur Grandir en santé, CHU Sainte-Justine
TRIBUNES
6. Le rôle du gestionnaire dans la diffusion des connaissances : spectateur ou acteur ? JOCELYNE SAUVÉ, directrice, Direction de la santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie HUGUETTE BÉLANGER, médecin conseil, Direction de la santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie
14. Les facteurs influençant la mutation de la relation patient-professionnels CHANTAL GUÉVREMONT, Diététiste-nutritionniste – vice-présidente Conseil multidisciplinaire, Centre de santé et de services sociaux de Laval – Présidente Commission Multidisciplinaire Régionale de Laval
EXPÉRIENCES
8. La relation usagers-professionnels dans le réseau des centres jeunesse : le coeur n’a pas changé, mais que de transformations rencontrées ! JEAN-PIERRE HOTTE, directeur général Association des centres jeunesse du Québec
36. Au-delà des soins : pour un milieu de vie de qualité LUCIE TREMBLAY, directrice des soins infirmiers et services cliniques, Centre gériatrique Maimonides LYNE CAMIRÉ, adjointe à la directrice des soins et services cliniques, Centre gériatrique Maimonides LINDA AUGUST, adjointe à la directrice des soins et services cliniques, Centre gériatrique Maimonides
ANALYSES
10. Internet et la relation médecin-patient MARC LEMIRE, chercheur adjoint, Département d’administration de la santé, Université de Montréal – chercheur régulier Institut de recherche en santé publique, Université de Montréal (IRSPUM)
18. La prise de décision partagée dans des soins centrés sur le patient FRANCE LÉGARÉ, Chaire de recherche du Canada – Implantation de la prise de décision partagée dans les soins primaires, Université Laval, Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec (CRCHUQ), axe de recherche transfert des connaissances et évaluation des technologies et modes d’intervention en santé LUC CÔTÉ, professeur titulaire, Département de médecine familiale et de médecine d’urgence – directeur, Secteur de la recherche en éducation des sciences de la santé, Faculté de médecine Université Laval
26. Une organisation véritablement centrée sur le patient : révolution dans la gestion des soins en santé CLAUDE RICHARD, chercheur associé, Équipe de recherche en soins de première ligne Centre de santé et de services sociaux de Laval MARIE-THÉRÈSE LUSSIER, professeure agrégée Département de médecine familiale et de médecine d’urgence, Faculté de médecine, Université de Montréal – chercheure, Équipe de recherche en soins de première ligne, CSSS de Laval ((IRSPUM)
31. L’infirmière pivot en oncologie et l’accès aux soins centrés sur la personne atteinte de cancer : défis, satisfaction et qualité des soins LISE FILLION, professeure titulaire, Faculté des sciences infirmières, Université Laval MARIE DE SERRES, infirmière clinicienne spécialisée en oncologie, Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ) ANNE-MARIE VEILLETTE, professionnelle de recherche, membre de l’équipe de recherche du CRCEO de l’Hôtel-Dieu de Québec DANIELLE FLUET, cogestionnaire clinico-administrative, Regroupement de clientèles en cancérologie et maladies évolutives chroniques, Centre hospitalier universitaire de Québec
ENTREVUE
40. Un système de santé à l’écoute ? GHISLAIN LABELLE, journaliste, Collaborateur du Point en administration de la santé et des services sociaux
COLLABORATION SPÉCIALE
42. Les coopératives de santé : un apport ou une menace au système de santé québécois ? RÉJEAN HÉBERT, chercheur émérite, Réseau de recherche en santé des populations – professeur titulaire et doyen, Faculté de médecine et des sciences de la santé Université de Sherbrooke MARIE-CLAUDE PRÉMONT, ingénieure et avocate, professeure titulaire, École nationale d’administration publique (ÉNAP) |
| Éditorial : |
La relation patient-professionnels
 ROGER JACOB, ING., M. SC. A. Directeur Grandir en santé, CHU Sainte-Justine
Les mutations sociales s’ajoutent à l’évolution individuelle comme facteurs de transformation de la relation patient- professionnels.
Le thème de cette parution porte sur trois composantes : le patient d’une part, les professionnels d’autre part et le lien entre les deux. Il suggère également que cette relation est en mutation. Personne n’est étonné de ce constat. Il importe toutefois d’analyser de quelle façon ces trois éléments évoluent et comment la gestion peut maintenir, voire améliorer la qualité, l’efficacité et l’efficience de cette relation.
Le patient – Pour bien cerner l’évolution dans son ensemble, il serait erroné de ne considérer que l’individu dans la personne du « patient ». Il faut aussi y examiner la société, au moins dans ses sous-ensembles. Ainsi, les mutations sociales s’ajoutent à l’évolution individuelle comme facteurs de transformation de la relation patient-professionnels. À titre d’exemple, mentionnons :
• Les changements démographiques et culturels générant des attentes et des exigences différentes ; • L’information plus complexe et en quantité exponentielle — le patient est plus informé, mais l’est-il adéquatement ?
Les professionnels – Il est juste de référer aux professionnels au pluriel, particulièrement dans le contexte de la réforme qui vise à assurer la continuité des soins et des services. Comme on le verra plus loin, le professionnel n’est plus « dans sa bulle » mais en interaction avec des collègues de disciplines diverses qui, très souvent, exercent dans des endroits différents.
Ce changement dans la pratique professionnelle est également catalysé par l’explosion des connaissances et la spécialisation des disciplines qui en résulte. La tendance à la pratique interdisciplinaire semble définitive.
Dans un contexte de pénurie, comment le professionnel conciliera-t-il la thérapie et la mise à jour de ses connaissances ? Comment réagit-il face à un patient plus informé et plus exigeant ?
Le lien patient-professionnel – Le lien lui-même est en mutation. Plusieurs modalités sont possibles aujourd’hui, d’une rencontre individuelle face à face entre deux personnes dans un même endroit, à une rencontre de deux groupes (d’un côté le patient et ses proches, de l’autre l’équipe interdisciplinaire) dans des lieux différents, communiquant par visioconférence.
Il est vrai que l’on peut craindre la perte du contact humain dans l’usage des technologies de l’information et des communications. D’autre part, ces technologies peuvent faciliter la fréquence de ces rencontres et même permettre un lien en continu, par exemple grâce à du monitoring à distance assurant une plus grande sécurité aux patients.
Par ailleurs, la disponibilité d’information clinique sur Internet influe sur la nature du lien patient-professionnels. Sera-t-elle davantage égalitaire ou suscitera-t-elle plus de réticences de la part des professionnels ?
Le rôle du gestionnaire – La question est bien posée par deux collaboratrices de ce numéro : le gestionnaire veut-il être assis au parterre ou dans l’orchestre ?
Comment la gestion peut-elle améliorer la relation patient-professionnels dans une approche par programme avec interactions interdisciplinaires ?
Tout en offrant des avantages importants, le recours aux technologies de l’information et des communications pose des défis considérables à la gestion et aux finances, à tous les niveaux du système de santé : de la clinique médicale au ministère.
Enfin, face à l’explosion de l’information clinique, technique et de gestion, quel rôle doivent assumer les gestionnaires et quelle est la responsabilité des organisations ?
Des pistes de réflexion et d’action sont proposées à nos lectrices et lecteurs dans cette édition et nous espérons qu’elles seront utiles.
Comme on l’aura constaté au cours de ce numéro, et compte tenu de l’importance du savoir dans la prestation des soins et des services, la prochaine parution portera sur la gestion des connaissances.
Au plaisir d’être à nouveau en relation écrite avec vous !
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